La séparation des églises et de l'état

La séparation des églises et de l’état

Vitrine n°9

La Belle Epoque est traditionnellement perçue comme une période de déclin pour les catholiques. En effet, on remarque un recul de la pratique religieuse, une crise de la vocation et une remise en cause des enseignements traditionnels de l’Eglise par le progrès scientifique. Rapidement, des points de tension apparaissent et mènent au divorce entre les Eglises et l’Etat, ces tensions se cristallisant notamment autour de la question scolaire. Le gouvernement républicain voit en effet d’un mauvais œil l’enseignement dispensé par les congrégations religieuses au sein des écoles libres : « hussard de la République », l’instituteur laïc étant en effet censé prodiguer à ses élèves le sens des valeurs républicaines, le doute demeurait quant au message diffusé par les enseignants congréganistes dans le contexte tendu de la IIIe République. L’enseignement congréganiste est finalement interdit par la loi du 7 juillet 1904. Les communautés enseignantes doivent se disperser et les écoles fermer leurs portes. Dans les faits, beaucoup tardèrent à appliquer cette mesure ou continuèrent à enseigner de manière plus ou moins dissimulée. 

Rapports faisant état de conflits lors de la réalisation des inventaires à Marboué, 1906. – Arch. dép. Eure-et-Loir, V 274 Rapports faisant état de conflits lors de la réalisation des inventaires à Marboué, 1906. – Arch. dép. Eure-et-Loir, V 274