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Le bâtiment des Archives
L'ancien séminaire Saint-Charles, construit à partir
de 1722, abrite depuis 1908 les Archives départementales
d'Eure-et-Loir.
L'un des bâtiments les plus prestigieux de la ville de Chartres,
il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments
historiques depuis 1941.
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Historique du bâtiment
Des origines à 1793
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Le petit séminaire de Chartres, placé
sous le patronage de saint Charles Borromée, archevêque
de Milan (1538-1584), fut fondé en 1694 par l'évêque
Paul Godet des Marais dans une maison offerte par un chanoine
de la cathédrale. En 1713, le successeur de Mgr Godet des
Marais, Charles des Monstiers de Mérinville, entreprit
l'acquisition des parcelles voisines, pour permettre la construction
des bâtiments nécessaires au nouveau séminaire.
La lenteur avec laquelle ces acquisitions eurent lieu explique
que les bâtiments du séminaire aient été
construits en trois campagnes qui s'étalèrent sur
près d'un demi-siècle, au fur et à mesure
de la libération des terrains.
Le bâtiment principal fut construit selon des plans dessinés
en 1722, mais achevé seulement en 1735. C'est, sur cinq
niveaux, une construction dissymétrique, de cinq travées
à gauche et de huit travées à droite d'un
corps central qui abrite le grand escalier.
La construction, plus tardive, de l'aile en retour sur la rue
Muret, achevée sans doute après 1768 mais prévue
dès l'origine, est venue rétablir la symétrie
de la façade principale, en masquant les trois travées
les plus à droite.
Quant à la chapelle, elle fut construite en 1772 et 1773.
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La Révolution et l'Empire
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Le séminaire ferma ses portes en 1793.
Il fut alors utilisé pour abriter simultanément
le tribunal criminel du département et une caserne de Vétérans
nationaux auxquels vinrent se joindre, à partir de 1795,
une partie des classes de l'école centrale du département,
établissement d'enseignement secondaire public, ainsi que
les tribunaux civil et correctionnel.
En 1799-1800, le transfert du tribunal criminel dans l'ancienne
chapelle des Carmélites, et celui des tribunaux civil et
correctionnel dans une ancienne abbaye, laissèrent l'école
centrale seul occupant des lieux.
Après sa fermeture, en 1802, le bâtiment du séminaire
accueillit une caserne de gendarmerie, mais aussi à nouveau
le tribunal de première instance, à la fois civil
et correctionnel, de l'arrondissement de Chartres.
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Le bâtiment des archives du XIXe siècle
à nos jours
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L'ancienne chapelle du séminaire
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