TGV Atlantique : la bifurcation de Courtalain, 1983
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AD 28 / 1076 W 20
 Dossier
d'enquête préalable à la déclaration
d'utilité publique du TGV Atlantique réalisé
par le Centre d'études techniques de l'Equipement :
11 cahiers à spirales à couverture bleue rangés
dans une valise de couleur bleue, 45 x 35 x 17 cm
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La déclaration d'utilité publique
Qu'est-ce qu'une
déclaration d'utilité publique ?
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L'acquisition des terrains nécessaires
à une opération publique d'aménagement peut
être réalisée à l'amiable (achat de gré
à gré) ou par acquisition forcée, en usant
d'un droit de préemption ou par expropriation.
L'article 545 du Code civil prévoit en effet que " nul
ne peut être contraint de céder sa propriété,
si ce n'est pour cause d'utilité publique, et moyennant une
juste et préalable indemnité ". La déclaration
d'utilité publique permet de constater qu'un projet d'opération
publique d'aménagement (construction d'une ligne ferroviaire
ou d'une route, mais aussi lotissement, zone industrielle ou artisanale,
centre de loisirs
) répond bien à une utilité
publique et d'ordonner les expropriations.
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Comment déclare-t-on
une opération " d'utilité publique " ?
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La procédure de déclaration d'utilité
publique comporte deux temps.
Elle débute avec la transmission au préfet responsable
(le préfet d'Eure-et-Loir dans le cas du TGV Atlantique)
du dossier d'enquête publique (sous forme ici d'une valise
bleue) par l'autorité qui demande l'expropriation (la SNCF).
Le préfet désigne alors des commissaires-enquêteurs,
chargés de recevoir les observations du public et ouvre l'enquête,
en fixant par arrêté son objet, sa durée et
les conditions pratiques de consultation du dossier.
Après la clôture de l'enquête, le président
de la commission remet un avis sur le projet : s'il est positif,
le préfet responsable prend un arrêté de déclaration
d'utilité publique.
Parallèlement a été lancée une enquête
dite " parcellaire " afin de d'identifier les parcelles
à exproprier, qui se conclut par un arrêté de
cessibilité.
Elle est ouverte par l'envoi de ces deux documents au juge de l'expropriation
(un magistrat du tribunal de grande instance). Celui-ci prononce
alors une ordonnance d'expropriation et fixe le montant de l'indemnité
versée aux propriétaires expropriés.
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De quoi se compose
le dossier d'enquête publique ?
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Aux éléments fixés par
le décret du 6 juin 1959 (plan de situation, plan général
des travaux et notice explicative indiquant l'objet de l'opération,
les caractéristiques principales de la ligne nouvelle et
une appréciation sommaire des dépenses, ici regroupés
dans un même cahier) s'est ajoutée une étude
d'impact, à la suite de la loi du 10 juillet 1976 relative
à la protection de la nature.
Dans le dossier du TGV Atlantique, cette étude est très
volumineuse : le cahier consacré à l'étude
d'impact proprement dit est accompagné de 9 cahiers d'annexes
(études hydrauliques, études géotechniques,
étude des trafics et des déplacements, études
paysagères
)
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Le TGV Atlantique et la bifurcation de Courtalain
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Au début des années 1980, dans
un contexte de croissance du trafic vers l'Ouest et le Sud-Ouest
de la France et de saturation des lignes existantes, la SNCF décide
d'ouvrir une nouvelle ligne de TGV. Lors de l'inauguration du TGV
Sud-Est, le 22 septembre 1981, le président François
Mitterrand annonce officiellement le projet de TGV Atlantique.
Partant de la gare Montparnasse, le TGV Atlantique traverse Paris,
les Hauts-de-Seine, l'Essonne, les Yvelines et l'Eure-et-Loir
puis se sépare en deux, la branche Ouest franchissant les
collines du Perche vers Le Mans tandis que la branche Sud-Ouest
part vers Tours à travers la Beauce.
Selon les estimations de la SNCF, le point de bifurcation devait
être situé à une distance de 80 à 100
km de Paris, un optimum entre l'allongement nécessaire
pour réduire les coûts de construction (les terrains
sont chers en région parisienne) et le raccourcissement
pour accroître les gains de temps. Initialement envisagé
à Voves (au sud-est de Chartres), la bifurcation est déplacée
à Courtalain lors des négociations préalables
sur le tracé conduites en 1982 avec les élus locaux.
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Liens
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Le site de la mairie
de Courtalain offre des informations complémentaires
et une visite en images de la commune.
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