Le parchemin est une peau animale, en principe une peau de mouton,
parfois une peau de chèvre ou de veau, spécialement
traitée pour recevoir des écritures.
Il se distingue du cuir par le traitement reçu : la peau
n'est pas tannée, mais dégraissée et tondue,
puis tendue sur un support, où elle est nettoyée et
séchée. Elle peut en outre, selon la qualité
désirée, être poncée ou recevoir un apprêt,
par exemple une couche de craie, afin de présenter un aspect
plus lisse.
Le parchemin est ensuite découpé aux dimensions souhaitées,
en fonction de la longueur du texte à rédiger, mais
aussi des moyens financiers de l'acheteur
Il peut arriver cependant, de façon exceptionnelle, que l'on
utilise un parchemin non découpé, c'est-à-dire
ayant conservé la forme de l'animal. Le
plan
de la ville de Dreux, en 1588, en offre un bon exemple.
Le nom du parchemin vient de celui de la ville de Pergame, en Asie
mineure, où la peau animale aurait, selon la tradition, été
utilisée pour la première fois comme support d'écriture,
au IIe siècle avant notre ère. En fait, le parchemin
semble avoir été connu en Asie plusieurs siècles
auparavant.
Il est utilisé couramment en Gaule à partir du VIIe
siècle et y supplante définitivement le papyrus au
IXe siècle. Il devient alors le seul support souple d'écriture
utilisé jusqu'à l'apparition du papier, à partir
du XIIIe siècle, et reste d'un usage courant jusqu'au XVIe
siècle.