L'histoire de la cathédrale de Chartres au
XIXe siècle a été marquée
par deux incendies qui ont menacé son existence.
Tout d'abord, le 23 mai 1825, la foudre frappe à
nouveau la cathédrale et déclenche un
incendie dans le clocher neuf, qui fut toutefois rapidement
maîtrisé.
A la suite de cet événement, des paratonnerres
furent placés sur la cathédrale pour
la protéger.
Le 4 juin 1836, un autre incendie, accidentel celui-ci,
se déclenche et détruit entièrement
la charpente en bois du chur, de la nef et des
clochers, mais épargne la maçonnerie
et les vitraux.
.
La restauration de la cathédrale, qui se poursuit
jusqu'en 1841, est opérée par la mise
en place d'une charpente incombustible en fer et en
fonte ainsi que d'une couverture en cuivre, proposées
par l'architecte Édouard Baron.
D'autres restaurations eurent lieu par la suite, avec
en particulier deux interventions importantes sur
les clochers, la première en 1848 par l'architecte
Jean-Baptiste Lassus,
et la seconde entre 1903 et 1904.
En juin 1940, la crypte de la cathédrale fut
utilisée pendant quelques jours pour accueillir
de nombreux réfugiés dans des conditions
de grande insalubrité.
Jean
Moulin, alors préfet d'Eure-et-Loir
écrira d'ailleurs à leur sujet : "
Ils sont évidemment à l'abri des bombardements
mais mieux vaux courir le risque d'être atteint
par une bombe que de rester dans cette puanteur ".
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Pour en savoir plus : voir
Jean Moulin, Premier combat, Paris : Editions
de Minuit, 1983. |
Comme cela avait déjà été
fait en 1917 pour les protéger, on assistera
également au début de la seconde guerre
mondiale à la dépose des vitraux de
la cathédrale, qui ne sera toutefois que peu
affectée par les bombardements.
Néanmoins, des restaurations ont eu lieu jusqu'à
la fin des années 1950, en particulier pour
effectuer des réparations sur le clocher nord
qui avait subi un mitraillage en 1945.
La cathédrale de Chartres fait partie des monuments
inscrits au patrimoine mondial de
l'UNESCO depuis 1979.