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Des origines au XVe siècle :
Suite à une évangélisation précoce,
une première église cathédrale est
bâtie à Chartres au début du VIe siècle
sur des vestiges antérieurs et sans doute très
tôt placée sous le patronage de la Vierge.
Elle disparaît au cours de l'incendie de la ville
par Hunald d'Aquitaine en 743 et est alors remplacée
par un deuxième bâtiment, qui conserve le plan
du précédent en doublant toutefois la largeur
de la nef par l'ajout de deux bas-côtés. Celui-ci
est détruit en 858 lors d'une incursion des Normands,
qui pillent et incendient la ville de Chartres.
En 876, une relique importante, la chemise de la Vierge,
est remise à Chartres par Charles
le Chauve. Celle-ci va attirer les pèlerins
en très grand nombre au cours des siècles
suivants.
Utilisant les fondations restantes comme crypte, une troisième
cathédrale est édifiée sur un plan quelque
peu modifié dans lequel on voit l'apparition de deux
tours absidiales, l'épaississement des murs extérieurs
et l'allongement de la nef.
Cette cathédrale ayant été détruite
par un incendie en septembre 1020, une reconstruction va
être rapidement mise en place, selon la volonté
de l'évêque Fulbert.
Celui-ci, qui avait été élève
de Gerbert d'Aurillac (le futur pape Sylvestre II) à
Reims, était devenu écolâtre puis évêque
de Chartres entre 1006 et 1028, date de sa mort. Juriste
et théologien réputé, il contribua
personnellement au rayonnement de l'école de Chartres
à travers toutes l'Europe.
Pour ce nouvel édifice, achevé en 1037 sous
l'épiscopat de Thierry après un autre incendie
qui touche la charpente en 1030, les fondations antérieures
vont être à nouveau réutilisées,
et le plan général existant précédemment
conservé.
Le 5 septembre 1134, un nouvel incendie se déclare
dans la ville, et détruit notamment l'hôtel-Dieu,
situé alors à proximité de la cathédrale.
Que celle-ci ait été atteinte à cette
occasion ou que la destruction des bâtiments environnants
ait été mise à profit, des travaux
importants, portant sur l'édification d'un triple
portail encadré par deux tours, vont débuter
peu après dans sa partie occidentale.
Cependant, par manque de moyens financiers, seule la tour
sud est achevée, la tour nord étant surmontée
provisoirement d'un clocher en bois recouvert de plomb.
Un quatrième incendie frappe la cathédrale,
le 10 juin 1194.
Immédiatement, des travaux de reconstruction sont
initiés et c'est à cette époque que
les principaux vitraux (et notamment la rosace) vont être
mis en place.
Bien que l'essentiel en ait été achevé
dès 1230, la dédicace de la cathédrale
marquant la fin des travaux n'interviendra qu'en 1260.
Elle ne connaîtra alors plus d'autres modifications
réellement importantes jusqu'en 1506.
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