L'intensité des bombardements
La Dépêche
d'Eure-et-Loir, 28-29 mai 1944.
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À l'échelle nationale,
les raids américains à haute altitude
se développent à partir de mars 1944
pour atteindre leur paroxysme durant l'été.
Les conséquences
humaines et matérielles en Eure-et-Loir
reflètent cette évolution. Au mois
de juin 1944, l'aviation alliée exerce une
surveillance continue des routes. Dès le
6 juin, un grand nombre de localités de faible
importance mais situées à proximité
d'un point stratégique, pont, nud routier
ou voie ferrée, font l'objet d'attaques aériennes
réitérées selon les mêmes
modes opératoires.
En Eure-et-Loir, on dénombre vingt-quatre
jours d'attaques au cours du mois de juin. Au total,
cinquante-six communes sont touchées :
Chartres subit 10 raids, Dreux 9, La Loupe 7, Maintenon
6, Châteaudun et Courville 5, Cloyes, Nogent-le-Rotrou
et Gasville-Oisème 4, Chérisy et Épernon
3, Bailleau-le-Pin, La Bazoche-Gouët, Courtalain,
Garnay et Senonches 2.
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Ces chiffres sont révélateurs
de l'importance des coups portés à
l'armée d'occupation, à la suite du
débarquement en Normandie. Du 1er au 15 août,
les bombardements sont quotidiens. Quarante-deux
attaques portent sur vingt communes. Chartres est
à nouveau la plus touchée, devant
Maintenon, Dreux, Épernon, Hanches, et bien
d'autres communes dans une moindre mesure.
La défense passive
Les services de la défense passive ont à
assurer la protection des populations face aux effets
de ces bombardements, notamment en réglementant
l'usage des abris collectifs.
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Maintenon,
moulin de la ferme de la Folie
après l'été 1944.
FR AD 28 83 / W 538. |
Ministère de
la défense nationale.
Défense passive. 1939.
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Afin d'apporter secours et réconfort
matériel aux personnes éprouvées
par les attaques, des comités
locaux de défense passive sont mis en
place dans le département afin que tous les
actes de guerre soient connus dès leur déroulement
et rapportés aux autorités supérieures
de la défense passive.
La production conséquente de documents par
ces services est à l'origine des informations
les plus détaillées que nous détenions
sur les effets des bombardements : méthodes
d'attaque, effets au sol et points visés,
effets immédiats ou retardés de destruction
ou d'incendie sur les abris collectifs, les tranchées
et les immeubles, identification et efficacité
des projectiles, fonctionnement des divers services
de la défense passive.
" [
] les cadres de la Défense
Passive n'ont le droit de négliger aucun
moyen, aussi petit qu'il puisse paraître,
tendant à diminuer les pertes subies par
la population au cours des bombardements aériens.
" (Circulaire du Ministère de l'Intérieur,
13 juillet 1944).
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| Schémas réalisés
par les services de la défense passive
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Schéma d'une
bombe incendiaire.
Défense passive,
juin 1944.
FR AD 28 / 10 R 135. |
Schéma d'un chapelet
de bombes. Défense passive,
bombardement du 18 avril 1943
à La Loupe.
FR AD 28 / 10 R 135.
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Schéma d'une bombe
non explosée.
Défense passive, juin 1944.
FR AD 28 / 10 R 135.
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Impacts de 9 bombes tombées
près des ponts de Lèves
le 26 mai 1944.
Défense passive.
FR AD 28 / 10 R 135. |
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