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Plan de l'abbaye de Josaphat, 1728

Plan de l'abbaye de Josaphat, 1728

FR AD 28 / H 2101
Plan sur papier, dessiné à l'encre et gouaché, 48 x 38 cm

 

L'abbaye de Josaphat

En 1116, le chanoine Geoffroy de Lèves fut élu Évêque de Chartres.

Pour voir le sceau de l'évêque Geoffroy de Lèves

Il avait, quelque temps auparavant, fait le vœu d'accomplir le pèlerinage de Jérusalem, vœu que ses nouvelles responsabilités ne lui permettaient plus de respecter.

Il s'en remit au Pape Pascal II qui l'invita à accepter son élection comme Évêque et à remplacer le pèlerinage prévu par une fondation pieuse.

C'est ainsi que l'année suivante, en 1117, Geoffroy et son frère Goslein, Seigneur de Lèves, fondèrent près de cette localité l'abbaye Notre-Dame de Josaphat.

La tradition biblique a fait de la vallée de Josaphat, près de Jérusalem, le lieu du Jugement dernier. Le nom choisi pour la nouvelle abbaye est destiné à rappeler les circonstances de sa fondation et notamment le vœu de son fondateur.

Geoffroy de Lèves et plusieurs de ses successeurs furent enterrés dans l'église abbatiale, qui servit ainsi pendant quelque temps de nécropole des Évêques de Chartres. L'un de leurs tombeaux, celui de l'Évêque Jean de Salisbury, mort en 1180, est encore visible aujourd'hui sur le site de l'ancienne abbaye.

L'église fut démolie en 1791. Les bâtiments du monastère, conservés, furent utilisés à partir de 1816 pour abriter un orphelinat.

En 1818 fut officiellement constitué l'Hospice Marie-Thérèse, placé sous le patronage de la fille de Louis XVI, duchesse d'Angoulême, et destiné à accueillir à la fois les enfants trouvés et abandonnés et les malades incurables du département.

En 1828 fut créé dans les mêmes locaux l'Asile d'Aligre, du nom de ses fondateurs, le marquis et la marquise d'Aligre, destiné à accueillir des vieillards, hommes et femmes.

Ce qui subsistait des anciens bâtiments de l'abbaye fut détruit en 1881, pour laisser la place à des constructions mieux adaptées à la nouvelle destination du site.

Les deux établissements ont fusionné en 1968 pour constituer la Fondation d'Aligre et Marie-Thérèse, qui regroupe aujourd'hui une maison de retraite et un établissement de long séjour pour handicapés mentaux adultes.

 

Le terrier de Génerville

Le mot "terrier" désigne, sous l'Ancien Régime, le recensement des terres relevant d'une seigneurie et des droits et revenus qui y sont attachés. Ce mot est également employé pour désigner le plan parcellaire qui accompagne le recensement.

En 1726, l'abbé de Josaphat fit établir un nouveau terrier de la seigneurie de Génerville, située paroisse de Sours, qui appartenait à l'abbaye. Ce travail, achevé deux ans plus tard, se présente sous la forme de deux volumes in-folio manuscrits, le premier étant constitué du recensement des parcelles proprement dit, dans l'ordre alphabétique des tenanciers, et le second regroupant l'ensemble des plans.

C'est en tête de ce second volume que se trouve inséré le plan des bâtiments de l'abbaye.

 


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