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Les expériences de 1916

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La Grande Guerre contribue à améliorer cette situation. Dès le départ des mobilisés, les personnes âgées, les femmes et les enfants sont mis à contribution pour participer à l’effort de guerre. Dans les écoles communales, les collèges et lycées, la mobilisation des élèves participant à la production agricole et horticole est relancée, surtout à partir de 1916.

Au mois de mai,  l’inspecteur d’Académie  s’adresse aux enseignants pour leur faire part des résultats donnés par des expériences de travaux horticoles réalisés par des élèves d’autres départements, notamment les résultats obtenus par un professeur du lycée Lakanal, à Sceaux, aux abords de la nouvelle ligne de chemin de fer Paris-Chartres. : «non seulement ils prennent plaisir à ces exercices, mais les résultats qu’ils obtiennent sont loin d’être négligeables, à une heure où tous les bras disponibles doivent travailler à tirer de la terre de France son produit maximum ». Il incite à la généralisation de ces expériences, surtout en milieu urbain, les élèves des campagnes participant déjà aux travaux agricoles en dehors des heures de classe.  Les enseignants pourront compter sur les municipalités pour mettre des terrains à leur disposition et fournir le matériel nécessaire, et sur l’aide de soldats qui organisent, eux-aussi, des « jardins potagers militaires » ; ils pourront participer aux travaux de nettoyage et de labour.

En 1916, en Eure-et-Loir, des municipalités et des particuliers offrent des plants. Les jardins d’instituteurs, des jardins de particuliers, restés en friches depuis la mobilisation, sont à nouveau utilisés. Des jardins d’agrément sont transformés en potagers. 485 écoles du département cultivent, sur 2250 ares, des pommes de terre et des haricots. Dans les écoles de filles ou les écoles mixtes, les enfants élèvent poules et lapins, offerts par des cultivatrices ou les institutrices, ou achetés par les municipalités.

Pendant les moissons des écoliers sont placés dans des fermes, répondant à l’appel de Gaston Sevrette, professeur d’anglais au lycée Marceau, et rendant les services « que leur jeune âge leur permettait de donner ».

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Légende des visuels :

1. Concours de dessin sur les économies de guerre, organisé par la Ville de Paris en 1916. « Soignons la basse-cour », par G. Douanne, école de filles de l’Avenue Daumesnil, Paris. Union française, Comité National de Prévoyance et d’Economies. Affiche, Collection Brugnon.

2. Concours de dessin sur les économies de guerre, organisé par la Ville de Paris en 1916. « Cultivons notre potager »,  par Louisette Jaeger, 14 ans, école communale de la rue du Général Camou, Paris. Union française, Comité National de Prévoyance et  d’Economies. Affiche, Collection Brugnon.


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