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Voir le testament et sa transcription

Testament du général Marceau, 1796

FR AD 28 / Collection Maurice Jusselin, n° 239
Papier, 21 x 20 cm environ

 

La transcription

Sur les 14 400 livres en num[éraire] qui sont entre les
mains de Noiset,
2 400 l[ivres] seront données à mon jeune frère Auguste,
les 12 000 l[ivres] restans seront envoyées à ma sœur à Bâle
p[ou]r en disposer p[ou]r elle.
Il sera donné 6 chevaux de mon écurie, savoir
2 à chacun de mes aides de camp, 1 à Souhait et l'autre
à mon jeune frère.
Toutes mes dettes seront payées avec l'autre
argent qui est entre les mains de Noiset, on
donnera mon cheval gris à Kléber et à Jourdan
ma jument de Meklembourg avec ses harnois.
Marceau 

Les personnages cités

Le testament cite plusieurs personnes, qui peuvent être aisément identifiées.

  • Auguste, le plus jeune frère de Marceau, est alors âgé de dix-sept ans et demi.
  • Sa sœur Emira, de seize ans son aînée, est l'épouse d'Antoine Sergent, ancien Député de la Seine à la Convention. Ils ont l'un et l'autre tenu une très grande place dans la vie de Marceau, qu'ils considéraient un peu comme leur fils. Emira et son mari sont alors exilés à Bâle, pour des raisons qui tiennent à la situation politique du moment.
  • Jean-Baptiste Kléber fut le plus proche compagnon d'armes de Marceau, en Vendée puis à l'armée de Sambre-et-Meuse dont il commande alors, comme Marceau, une division.
  • Jean-Baptiste Jourdan, Général en chef de l'armée de Sambre-et-Meuse, est le supérieur direct de Marceau.
  • Le Lieutenant Noizet, l'un des aides de camp de Marceau, fut son exécuteur testamentaire.
  • Enfin, le Capitaine du génie Souhait, officier à l'état-major de la division Marceau, est le rédacteur du testament.

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