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Abris collectifs et "tranchées familiales"

Prototype de tracé de tranchée. 1943

Les destructions de bâtiments d'habitation sont dues en grande partie au souffle des explosions. Les habitants sont vivement encouragés à respecter les alertes et à se réfugier dès que possible dans leur cave ou dans la tranchée qu'ils ont pu creuser dans leur jardin.

En ce qui concerne les abris collectifs, le comportement des habitants n'est pas toujours conforme aux consignes dispensées par les services de la défense passive. Un rapport de ce service au sujet des attaques aériennes durant les mois d'avril et de mai 1944 signale que certains habitants font encore des difficultés pour quitter les restaurants lors des alertes. Au mois d'août 1944 encore, le même type de document explique que des habitants stationnés devant l'entrée des abris ne descendent qu'au début des tirs de la défense anti-aérienne allemande, et parfois même au moment où tombent les premières bombes.

 

Les obligations à suivre pour la population lors des alertes sont les suivantes :

  1. Évacuer dès la présomption d'alerte les lieux publics (administrations, grands magasins, salles de spectacles, restaurants, marchés, etc.).
  2. Gagner dès l'alerte l'abri désigné et en dégager les accès.
  3. En cas de surprise, se réfugier dans l'abri le plus proche, et en cas de chute de bombes, se jeter à terre.
Elément de tranchée-abri semi-enterrée, contenance 120 personnes. 1943 Eclairage d'alerte, Editions de l'œuvre pour la sécurité et l'organisation des secours.

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