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Chapitre 6 : La Libération : l’euphorie passagère

La Porte Guillaume en ruine

La Libération : document 6.1

  • Document 6.1 :
    Deux clichés :
    La Porte Guillaume en ruine, dynamitée par les Allemands au cours de leur retraite dans la nuit du 15 au 16 août 1944, Arch. dép. Eure-et-Loir, 5 NUM 18 016
    La ville de Chartres sous les décombres, 1944, 5 NUM 18 014
  • Thème : La Libération
  • Place dans l’ouvrage : p. 70
  • Commentaire :
    Avant d’être un grand moment de réjouissance publique, la Libération est l’heure d’ultimes, mais non moins violents, combats. Ces deux photographies sont l’occasion d’aborder la Libération sous cet angle. La première présente la Porte Guillaume après que les Allemands l’aient faite sauter. La deuxième montre la rue Delattre de Tassigny, entre la place Marceau et la place de l’Hôtel de Ville de Chartres atteinte par des bombes.
    Il s’agit de bien distinguer destructions alliées et destructions allemandes, même si les ruines sont des ruines et que le bilan à la fin de la guerre n’en fait pas le compte. Les bombardements alliés ont une fin préventive : il s’agit de détruire les infrastructures de transport pour gêner la machine de guerre allemande dans son organisation du territoire, dans le pillage de ses ressources aussi. Les destructions allemandes sont plus tardives : elles ne datent que du recul des troupes devant les libérateurs. Elles ont elles aussi une fonction militaire (freiner l’avancée des Alliés) mais parfois aussi de représailles symboliques (détruire la Porte Guillaume) voire, par ailleurs, simplement et froidement meurtrières (massacre d’Oradour-sur-Glane notamment). D’autres fois, ce sont les conflits urbains entre les groupes de combattants (résistants soutenus par les soldats américains contre les dernières troupes allemandes) qui ont fait des dégâts matériels parfois importants.
    Les effets de ces destructions soulèvent plusieurs questions : d’abord celles de l’atteinte au patrimoine immobilier, économique et culturel et du coût de la reconstruction bien sûr, mais aussi celle du moral des populations et de l’accueil fait à ces alliés qui sont responsables de grands dégâts matériels, et souvent même de bombardements mortels.
La ville de Chartres sous les décombres

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