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Vitrine n° 4 : Industrie

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Les grandes manufactures, notamment textiles et métallurgiques que l'on associe volontiers à cette période de l'ère industrielle, sont plutôt rares en Eure-et-Loir. Les vallées du nord du département (Eure, Avre) concentrent l'essentiel de ces établissements nécessitant encore la force hydraulique en complément de celle de la vapeur, comme les usines Waddington (n°1, 6 J 17), la tréfilerie de Montigny-sur-Avre (n°2) ou encore la papeterie de Sorel-Moussel (n°3). Si certaines connaissent leur apogée à la Belle Epoque (Waddington), d'autres sont en déclin comme l'industrie du papier.

En Eure-et-Loir, l'industrie est répartie entre deux zones géographiques, l'arrondissement de Dreux et celui de Nogent-le-Rotrou, situées dans le prolongement de la Normandie, considérée comme l'un des principaux pôles secondaires d'industrialisation entre la fin du XIXe et le début du 20e siècle. En 1896-1897, malgré une décroissance considérable liée à la crise du début des années 1890, la ville même de Nogent-le-Rotrou reste celle qui compte le plus d'ouvriers (497), devant Dreux (443). Cependant, la lecture du rapport sur sa situation industrielle en 1897 (n°4) montre que le déclin amorcé dans la dernière décennie du XIXe siècle est loin d'être terminé.

Hormis les progrès indéniables de l'agriculture, initiés par le syndicat agricole et l'agronome Charles-Victor Garola, l'Eure-et-Loir ne saurait être considéré comme un territoire d'innovation technique ou industrielle. L'électrification des campagnes elle-même est davantage le fruit de l'investissement d'une unique coopérative agricole rassemblant 314 cultivateurs plutôt qu'une initiative globale portée par les pouvoirs publics. Créée en 1912, au sud de Boutigny, l'usine Prouais-Rosay-Electric est l'une des premières du bassin parisien (n°5 et 6). A partir de cette date, son réseau s'étend régulièrement jusqu'à la première Guerre mondiale qui stoppe brutalement cette progression qui ne reprend véritablement qu'au cours des années 1920-1930.

Au cours de la Belle Époque, deux séries de pièces de monnaie se succédèrent. La première série dénommée francs « Cérès » en raison de la représentation de la déesse romaine Cérès sur la face des pièces de 1 et 2 francs fut en circulation de 1871 à 1897. La seconde série, dénommée francs « Dupuis » du nom de son dessinateur et graveur, fut utilisée de 1898 à 1921. À partir de 1910, le gouvernement envisagea de mettre en circulation une nouvelle série de pièces de monnaie dénommée franc « Lindauer », également du nom de son dessinateur. Ces nouvelles pièces avaient la particularité d’être trouées. Elles furent frappées à partir de 1914 et utilisées jusqu’en 1940.